Marie Moscovici, une femme de parole

Marie Moscovici, une femme de parole

Pour Marie Moscovici, lire suffirait à justifier son existence. Un goût de la lecture associé bien sûr à celui de la littérature. Baudelaire lui est ainsi révélé en quatrième par Colette Audry, professeur mais aussi écrivain proche de Sartre et Beauvoir, aux opinions et moeurs suffisamment affranchies pour éveiller une adolescente d'après-guerre.

Marie, fille d'une famille juive polonaise immigrée peu avant sa naissance à Paris, enfant ballottée pendant l'Occupation sous le faux nom de Bataille, apprend vite la notion de combat. Avec pour seule arme le yiddish comme langue d'origine. D'où, peut-être, reconnaît-elle volontiers aujourd'hui, cet intérêt croissant au fil du temps pour la parole et le langage.

Tout en dévorant Les Temps modernes et Combat , notamment les articles de Maurice Nadeau, Marie Moscovici obtient son bac philo. Et découvre surtout Freud dont elle va tout lire. D'abord en anglais, puis, à partir de 1972, en allemand ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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