Zola, au malheur d'une dame

Zola, au malheur d'une dame

Une nouvelle édition permet de (re)découvrir un roman de jeunesse de l'écrivain, Madeleine Férat.

On peine en France à reconnaître du génie aux auteurs prolixes. On encense la continence. Le nombre laisse suspecter la faiblesse. Trop écrire vous condamne aux accessits et aux postérités secondaires, mais se retenir vous assure d'une envolée vers les plus hautes marches des podiums. Il est des exceptions certes, mais elles sont peu nombreuses. Hugo bien sûr, monstre écrasant - dans tous les sens du terme, combien de confrères a-t-il étouffés de son appétit à occuper tous les terrains, et à y triompher ? - qu'une récente enquête a placé en tête des auteurs patrimoniaux préférés des Français, ce qui prouve qu'on n'a pas besoin d'être lu pour être populaire. Balzac dira-t-on ? Sans doute, mais on fera remarquer qu'on excuse souvent sa vaste production par le motif de l'endettement. Zola peut-être, mais reconnaissons que son J'accuse permet de faire accepter une graphomanie dont certains lecteurs, et non des moindres, considèrent qu'elle a conduit l'auteur à produire des oeuv ...

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