Y a-t-il une vie après la crise ?

Y a-t-il une vie après la crise ?

Et si la crise ne finissait jamais ? De Wallerstein à Rifkin, des spécialistes battent en brèche cette idée. Ils repensent radicalement nos outils d'analyse de l'économie, dont ils dénoncent l'« imposture ».

Devant les difficultés économiques qui partout perdurent, en dépit de tous les plans de relance et autres politiques d'« assouplissement qualitatif » monétaire ou de « rétablissement de la compétitivité » (ce jeu de montagnes russes dans lequel, depuis 2008, tous les pays ou presque sont pris, un semestre à la hausse, le suivant à la baisse), une légende, comme en témoignent plusieurs essais récents, gagne aujourd'hui les esprits : cette crise qui n'en finit pas serait à jamais permanente, indépassable. Elle serait l'ultime mode de gestion d'un système aux abois, lui permettant de se maintenir au bénéfice de ses tenants riches, capitalistes ou oligarchiques...

Cette vision néocomplotiste, qui reprend en les tordant les thèses développées en 2007 par la Canadienne Naomi Klein dans La Stratégie du choc, a pour elle, il est vrai, un certain nombre de réalités incontestables, comme l'explosion des inégalités, le fait que la présente crise renforce les plus forts (les fam ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard