WILLIAM MARX

WILLIAM MARX

Revenons aux classiques : je dirais que mon roman policier préféré est La Lettre volée de Poe, parce que cette histoire peut se lire et se relire même si l'on en connaît la fin ; parce que le processus de déduction compte plus que le résultat ; parce que le chevalier Dupin, ce dandy romantique français, est l'ancêtre de monsieur Teste... Bref, La Lettre volée est inépuisable. Poe, cet inventeur du roman policier moderne, se trouve être aussi, via Baudelaire, Mallarmé et Valéry, l'une des sources de la modernité littéraire. Ce n'est peut-être pas un hasard s'il figure dans ma bibliothèque. Pour ce qui est de l'opposition entre policier et littérature blanche, je dirais qu'Œdipe roi, Les Frères Karamazov, certaines des nouvelles les plus fameuses de Borges (« Le jardin aux sentiers qui bifurquent »), sont des romans policiers de la meilleure facture. Idem pour 2666 de Roberto Bolaño, que je lis en ce moment. Pourquoi distinguer ? Quoi qu'il ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon