William Beckford. Une saison en enfer

William Beckford. Une saison en enfer

À l'instar d'un Horace Walpole ou d'un Matthew G. Lewis, William Beckford naît, le 29 septembre 1760, au sein d'une famille atrocement riche dont il sera l'unique rejeton. Sa mère, la dévote lady Hamilton, est d'origine aristocratique. Son père, William « Alderman » Beckford, voix de stentor, nez en étrave et regard de braise, ami du Premier ministre Pitt, est une bête politique, paillarde et conquérante. Descendant d'une lignée de négociants tirant d'énormes revenus de leurs plantations jamaïcaines, il sera deux fois lord-maire de Londres. William ne subira pas longtemps l'autorité d'un père écrasant : « Alderman » Beckford meurt quand son fils a 10 ans, faisant de lui « le plus riche fils de l'Angleterre » (Byron). Choyé au-delà du possible, Beckford connaît son premier éveil intellectuel (et son premier émoi amoureux) grâce à son précepteur, Alexander Cozens, qui le dote, outre d'une érudition fascinante (notamment dans le domaine des lettres orientales), d'une grande liberté d'e ...

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