Vu d'Italie

Vu d'Italie

Les enjeux historiques du livre d'Umberto Eco vus par Gianni Riotta, romancier et éditorialiste au Corriere della sera.

En Italie, le fascisme semble ne jamais devoir finir. Certes, le parti du Movimento Sociale Italiano, héritier du terrible fascisme de la République de Salo, est mort depuis plus de dix ans et son dernier descendant, Gianfranco Fini, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Berlusconi, s'est rendu à Auschwitz et en Israël, après avoir fait amende honorable de ses péchés de jeunesse. Les cortèges néofascistes qui, à la génération passée, défiguraient les villes italiennes ont disparu et il n'y a plus guère qu'un piètre joueur de la Lazio, Di Canio, pour faire scandale lorsqu'il adresse un salut romain aux supporters après un but.

Le cauchemar fasciste semble oublié et pourtant on dirait que le fascisme n'en finit plus. Dans les quotidiens, on disserte sur l'assassinat de Giovanni Gentile, philosophe fasciste et antisémite, abattu par les partisans en 1944, et sur sa « moralité », comme s'il ne s'agissait pas d'un épisode désormais établi par l'Histoire. La mort de ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard