Voyou et flic

Voyou et flic

La littérature doit énormément à Vidocq qui répondait au joli double prénom d'Eugène-François et qui a vu le jour à Arras, en juillet 1775. Car tout le monde sait que sa formidable vie aventureuse, d'abord de voyou, d'escroc, de déserteur et de faussaire, puis de chef de la police de sûreté, a inspiré les plus grands écrivains romantiques. Balzac, bien sûr, pour son personnage de Vautrin, Hugo plus tard pour celui de Valjean, mais aussi Sue pour ses Mystères de Paris et Dumas pour ses Mohicans de Paris et leur suite Salvator...

C'est en 1828 et 1829 que devaient paraître, chez Tenon à Paris, les quatre volumes formant les Mémoires de Vidocq. Dans l'histoire des lettres françaises, ils inaugurent le recours aux nègres lesquels, à l'époque, s'appelaient encore des teinturiers. Grâce aux nombreux travaux de Jean Savant, le spécialiste de l'auteur, on croit savoir qu'il y en a eu ici au moins deux, Émile Morice et Louis-François Lhéritier, deux amis de Balzac ...

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