Volées de bois vert

Volées de bois vert

Jamais roman-fleuve ne l'aura plus été, charriant dans ses courants la destinée du clan Stamper et ses ressacs.

Henry, «vieux paon vaniteux», et son fils Hank, «Méphistophélès en godillots», vous attendent de pied ferme dans leur maison, de l'autre côté de la rive : ici, le visiteur ne frappe pas à la porte comme tout le monde, mais attend que ses hôtes daignent venir le chercher en canot : c'est la rivière qui décide, adaptant ses caprices à ceux d'un État, l'Oregon, où on ne sait pas mesurer le temps. Ces 800 pages survoltées remontent les « méandres, bras morts, marécages et eaux dormantes » du fleuve, le Wakonda Auga, et ceux de cette tribu de pionniers à la conquête de frontières sauvages. Même fixée dans une ville, cette «clique de durs à cuire» n'échappe pas à la malédiction de l'errance, du moins de l'irréductibilité : ils ne lâchent jamais. « Cette année-là, moi je vous le dis, à Wakonda, les choses, ça n'a rien à voir. » Ainsi se noue l'affaire Stamper.

Tout commence avec un bras - bien humain, qui pendouille à la fenêtre de cette maison du diable, sur la berge, le majeur lev ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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