Voir la lumière

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T. C. Boyle est le grand romancier des gourous et des cercles d'initiés. The New York Times a comparé son oeuvre - dix-sept romans en trente ans - à un mont Rushmore des fanatiques américains, ce qui est bien trouvé. Après l'architecte Frank Lloyd Wright et le sexologue Alfred Kinsey, il s'attaque aujourd'hui à un personnage fabriqué sur mesure pour lui, Timothy Leary, le pape du LSD. Le brillant chapitre introductif raconte la découverte de la molécule dans les années 1940 en Suisse ; puis le romancier plante sa caméra à Harvard, au début des années 1960, pour suivre les expériences psychédéliques de Leary et de son groupe d'étudiants. Tels les membres d'une secte, ces derniers vivent en communauté, se croient les pionniers d'une ère nouvelle et s'adonnent à des combinaisons sexuelles variées sous l'oeil du maître en maillot de bain. La maestria de T. C. Boyle est au rendez-vous, avec son revers : conteur intarissable, il ne sait pas faire court, de sorte qu'on s'impatient ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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