Vive l'amer Michel !

Vive l'amer Michel !

michel Houellebecq se répète... et alors ? Il est de ces romanciers qui éprouvent à chaque livre le besoin de refonder son univers et de nous rappeler ses fondamentaux sur le libéralisme sexuel ou le sort que ce monde réserve aux femmes de plus de 50 ans. Encore le fait-il ici sur un mode parodique hilare pendant les cent premières pages.

Houellebecq est conservateur et eurosceptique... Quel rapport avec ses qualités littéraires ? Un bon écrivain conservateur est un bon écrivain. Faut-il rappeler qu'accepter de voir le monde par les yeux d'un autre est le premier prérequis quand on ouvre un roman ? En outre, Sérotonine n'est pas une machine de propagande conservatrice : il y est écrit que le combat est perdu, que l'autre camp a gagné...

Houellebecq met en scène un narrateur sexiste et homophobe. C'est qu'il nous parle depuis le camp des vaincus, reproduit leurs frustrations et leurs prurits. Se demander s'il les éprouve est sans objet, sauf à revenir ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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