Virtuoso ma troppo

Virtuoso ma troppo

L'écrivain britannique sait construire une intrigue prenante, mais n'évite, hélas ! pas les ficelles.

Brillant écrivain britannique, William Boyd a du talent pour les narrations au long cours (Les Nouvelles Confessions, 1987), du génie pour la satire (Un Anglais sous les Tropiques, 1981) et, hélas ! un penchant pour le romanesque tendance mélo. Dans L'amour est aveugle, on suit le destin du jeune Brodie Moncur, accordeur de pianos né en Écosse à la fin du XIXe siècle sous la férule d'un père révérend extraordinairement hostile. Et on découvre un début de roman très réussi - dans sa peinture de l'Écosse misérable, puis dans les aventures de Brodie à Paris, où il est envoyé secourir une filiale d'un fabricant de pianos anglais.

L'écrivain semble connaître le nom de toutes les plantes et se promène comme chez lui dans ce XIXe siècle. Il afflige son pauvre Brodie de tuberculose : bonne idée, qui permet au roman de se déplacer à Nice. Il fait aussi de Brodie un précurseur du sponsoring : contre un peu de publicité pour son entreprise, il accorde le pia ...

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