Vil monde

Vil monde

Une cité proliférante, décor d'un récit préapocalyptique pour une posthumanité.

Il y a des récits sur des villes naissantes ou agonisantes, dont les quartiers composent un corps vivant, parfois vaguement monstrueux. Iván Repila en fait un monstre. Prélude à une guerre n'a rien du mythe. La ville ici emprunte au monstre dans son acception humaine : celle d'un individu au vice poussé à l'extrême. On ne connaît pas son nom, ni l'époque, ni où elle se trouve, car le roman se passe quand « tout n'était déjà plus que ville » : « Quinze, vingt millions de fantômes reliés par des ponts et des bâtiments aux quinze millions suivants, lesquels faisaient partie de l'armature d'un monde en expansion disposé en avenues, quartiers, communes, provinces et pays ; une grappe sans fruit, un maillage avide de lui-même, possédé par une faim structurelle à la fois aliment et chaîne, avec la volonté de comprendre quoi, qui, comment, quand. Pourquoi. »

Iván Repila raconte l'avilissement préapocalyptique de l'humanité, tissant des fils précieux entre chacun des person ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes