Vies minuscules, somme majuscule

Vies minuscules, somme majuscule

Un plantureux « Cahier de l'Herne » consacréà l'auteur de Rimbaud le fils rassemble de grandes AUTEURs et des fragments inédits de l'écrivain.

depuis la parution de Vies minuscules en 1984, Pierre Michon est révéré comme le dernier dieu d'une religion défunte, que l'écrivain nomme lui-même la « littérature littéraire ». Vénération unanime dont témoigne l'ampleur du choeur qui le fête dans un riche « Cahier de L'Herne », de Jean Echenoz à Richard Millet, de Tiphaine Samoyault à Emmanuel Carrère, de Maylis de Kerangal à Marie-Hélène Lafon, de Claudio Magris à Pierre Bergounioux. Très vite repérée par la critique et l'université (grâce notamment à Jean-Pierre Richard et Patrick Kéchichian), son oeuvre rare, contournant le genre romanesque pour préférer celui de la fiction biographique, conjugue à la période lyrique un air barbare empruntant à Rimbaud et à Faulkner, comblant idéalement notre nostalgie du grand style et nos déchirements modernes. Un classique instantané de tous les professeurs, tout en étant trop difficile pour le très grand public et trop muséal pour les coteries germanopratines des prix litt ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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