Vertige de l'anecdote

Vertige de l'anecdote

Dans Trois jours chez ma mère, François Weyergans évoquait l'écriture possible de « Coucheries », qui ferait le récit de ses coucheries diverses. Puis fut annoncé « Mémoire pleine », qui devint finalement Royal romance, qui sort aujourd'hui. Mais « Coucheries » pourrait servir de titre à l'ensemble de l'oeuvre de Weyergans, diffractée dans une série de romans qui font varier le nom de ses doubles (Weyergraf, Graffenberg, Wein, Flamm...) pour rappeler qu'il s'agit toujours du même homme : un écrivain épuisé, obsessionnel, qui n'arrive pas à finir, forme des dizaines de projets de livres qu'il nous raconte en même temps qu'il ne les écrit pas, couche avec des femmes belles et brillantes, voyage et prend des notes. Dans un jeu circulaire, Royal romance, « qui serait à [ses] romans comme ces bonus qu'on ajoute aux DVD », s'ouvre par une belle épigraphe tirée du premier roman de Weyergans, Le Pitre : « J'ai toujours été maladroit avec les femmes, je ve ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon