Valérie Mréjen, à toutes fins

Valérie Mréjen, à toutes fins

C'est une ritournelle, rituelle chez Valérie Mréjen depuis Mon grand-père, qui fait entendre les pensées furtives qui s'invitent et baguenaudent. Une chanson badine, des refrains mutins, qui égrènent ici mille et une façons de rendre son ultime souffle, reprenant les incipit lapidaires de Six Feet Under : commençant par la fin, ces saynètes entonnent autant de dénouements, qui sonnent ainsi le glas de toute possibilité de développement. De chaque histoire virtuelle n'est conservé que l'épilogue : un texte qui ne serait constitué que de fins, guillotinant dans l'instant nos velléités de cristallisation romanesque : un jeune garçon qui trouve son colocataire en sang après avoir ingéré du produit de débouchage, une mère que ses enfants découvrent suicidée aux médicaments un 31 décembre...

A contrario de la série, chaque paragraphe se réduit à ce petit scénario de mort violente. On n'en saura pas plus. Cette succession ironico-nécrologique se mue alors ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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NOVEMBRE :

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