Vénus sous surveillance

Vénus sous surveillance

À côté des recherches généralistes de Paul Veyne, de Pascal Quignard ou de Pierre Grimal sur la sexualité à Rome et de celle menée par Thierry Éloi, centrée sur les hommes, manquait une étude dédiée aux femmes romaines dans leur rapport au corps, à l'érotisme et à la procréation. C'est chose faite grâce à Virginie Girod, dont la thèse décrypte les cultes, mythes politiques, interdits et devoirs qui balisent la sexualité des impératrices, des matrones, des esclaves et des prostituées du début de l'empire. Loin des mythiques orgies véhiculées par les péplums, on découvre une sphère très codifiée, où la partition indépassable entre procréatrice et putain et entre « dominant-pénétrant » et « pénétré(e)-soumis(e) » aimante toute une série de principes et d'usages : emmaillotage des fillettes pour épanouir leurs hanches reproductrices, prohibition de l'infâmant cunnilingus, légalité des relations entre maître et esclave mais non entre maîtresse et esclave... Autant de normes et de rites c ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé