UTOPIES LE GRAND RéVEIL

UTOPIES LE GRAND RéVEIL

Soyons réalistes, demandons l'impossible! L'urgence climatique, la crise démocratique, les déséquilibres sociaux, le retour de la guerre dans nos villes : tout autour de nous exige que nous choissions une autre voie, un autre chemin, que nous dessinions un nouvel horizon. Le déclinisme nous paralyse, le renoncement nous condamne. Le pragmatisme veut donc que nous soyons utopistes! Et si la seule façon de sauver le monde était de le réinventer?

erictus ironiques, yeux au ciel, haussements de sourcils : depuis la fin du siècle passé, on ne pouvait espérer beaucoup mieux quand on invoquait l'utopie. Un doudou pour adolescents attardés, une vieille lune sujette à caution ou aux soupçons. Au mieux, le tombeau des illusions et naïvetés passées ; au pis, les bonnes intentions pavant les enfers totalitaires. Fin de l'histoire et des grands récits, fin des utopies, affaire classée.

Mais quiconque ne rêve pas devient fou, et l'utopie paraît aujourd'hui sortir du purgatoire. Le nouvel album de Björk s'intitule Utopia, et ce n'est pas seulement une tocade de chamane boréale : dans les titres des livres, le mot s'affirme de nouveau. Best-seller international, Utopies réalistes de Rutger Bregman (lire son portrait p. 56) a précédé de peu la traduction d'Utopies réelles du sociologue américain Erik Olin Wright. Le journaliste néerlandais ne propose pas un système exhau ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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