URSS rouge sang

URSS rouge sang

Des régiments de visages fermés défilant sur la place Rouge aux parades des petits pionniers, la jeunesse russe fut l'un des instruments de propagande les plus efficaces du régime soviétique. Celui-ci la voulait saine, instruite, apte à construire le paradis prolétarien en recourant à cette « cruauté nécessaire » chantée par Aragon. Dans un style beaucoup moins lyrique, au minimalisme assorti à la psychologie des personnages, Racailles dévoile un tout autre visage de cette jeunesse russe ordinaire, divisée entre « prix d'excellence », voués à profiter des libéralisations futures, et en petites brutes n'ayant que la vodka, la misère ou l'armée pour horizon, et passant leur rage sur le premier venu. L'auteur porte cette division en lui : souscrire à la violence de ses camarades a changé sa vie en roman noir. Qu'il soit parvenu à écrire ce livre-là révèle que le bon élèvea triomphé du voyou...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon