Une série et un livre : choeur de taulardes

Une série et un livre : choeur de taulardes

Ayant pour cadre une prison de femmes américaine, la série Orange Is the New Black entame sa troisième saison ces jours-ci. Entre autres singularités, elle a pour socle fondateur une autobiographie.

Transporter un sac d'argent pour un cartel de drogue afin de dépanner sa petite amie alors qu'on n'a soi-même rien à voir avec l'affaire, voilà un crime qui peut coûter cher aux États-Unis. Même dix ans après les faits. Piper Kerman, condamnée à quinze mois de prison, l'apprit à ses dépens : alors que sa vie de bohème aux côtés d'une trafiquante ne lui semblait plus qu'un lointain souvenir d'insouciance, des agents fédéraux toquèrent à sa porte et l'emmenèrent. En les voyant, elle crut qu'ils venaient chercher quelqu'un d'autre dans son immeuble. Ce ne pouvait pas être pour elle, « gentille petite blonde » au parcours irréprochable, si l'on oublie une bêtise de jeunesse. Dans un premier temps, voilà donc ce qu'est Orange Is the New Black : le récit d'une incongruité, l'histoire d'une Alice bien sage dans un pays sans merveilles, la métamorphose d'une yuppie en journaliste gonzo malgré elle.

Quand cette autobiographie parut en 2010 aux États-Unis, elle jouiss ...

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