Une puce à ski

Une puce à ski

Il neige. Normal, nous sommes dans une station de sports d'hiver des années 1960, où la metteuse en scène suisse Lilo Baur a situé - tropisme helvète ? - l'intrigue de La Puce à l'oreille. C'est une paire de bretelles qui va déclencher une avalanche ininterrompue de quiproquos intra et extraconjugales, tandis que, par la baie vitrée, on aperçoit des skieurs de fond plus concentrés sur leurs efforts que perturbés par les bris et éclats émanant de la villégiature hivernale du couple Chandebise. Cette transposition dans un décor à la Tati ne gêne en rien la performance de la troupe du Français, que l'on avait rarement vue aussi joyeusement déchaînée. Ce pour son plus grand plaisir comme pour celui des spectateurs, happés dans la mécanique hystérico-hilarante du pourfendeur de la morale bourgeoise et de ses vérités alternatives.

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.