Une grande voix argentine

Une grande voix argentine

« J'ai rendez-vous avec la nuit », écrit Paulina Vinderman. Ou encore : « Il n'y a pas de frontières au pays de la mémoire. » Et plus loin : « Je voyagerai sur la page de la nuit sans mentir. » Autant de « coups d'archet » qui captent l'attention à la première lecture et insistent ensuite dans notre mémoire. Jacques Ancet, poète et traducteur qui a fait connaître en France tant de voix importantes de la poésie hispanophone, a eu une nouvelle fois la main heureuse. Barque noire, dont l'original date de 2010, est le premier livre intégralement traduit chez nous de cette Argentine, née en 1944, qui, en une douzaine de livres depuis 1978, est devenue une grande voix de son pays. Cette suite de trente-cinq poèmes d'une intense mélancolie nous va droit au coeur par la justesse du ton et du rythme, par l'extrême économie des images. Elle dit la solitude, le deuil, le poids du passé, mais aussi le désir obstiné de s'accorder au présent. Paulina Vinderman atteint dans ses vers à une ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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