Une frontière illusoire

Une frontière illusoire

Dans un récent essai, le scénariste interroge les limites de la notion de roman graphique. Extraits.

En s'imposant dans beaucoup de milieux, y compris académiques, l'appellation « roman graphique » a indéniablement donné une forme de légitimité à un certain nombre d'albums. Elle n'en pose pas moins une série de problèmes. Parler de roman graphique est parfois un moyen de séduire des gens qui ignorent ou méprisent la bande dessinée ; d'autres fois, c'est juste une catégorie commode pour classer des albums de format plus réduit, comme si le roman graphique n'était qu'une affaire de hauteur de rayonnage.

Il serait aujourd'hui illusoire de tracer une frontière nette entre bande dessinée et roman graphique, particulièrement si l'on prend en compte les mangas. Ces derniers, presque toujours en noir et blanc, de petit format et de longue pagination, se rapprochent du roman graphique pour ce qui est de l'aspect. Mais, si l'appellation peut convenir à des récits comme Une vie dans les marges, de Yoshihiro Tatsumi, L'Homme sans talent, de Yoshiharu Tsuge, ou Qua ...

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