Une bombe à retardement

Une bombe à retardement

Diffusée clandestinement, la plus large part de l'oeuvre de Diderot est parue à titre posthume : elle s'est progressivement déployée au fil d'inédits retrouvés - d'où nombre de malentendus.

D' où vient cette paradoxale impression qu'à l'heure où l'on célèbre le tricentenaire de la naissance de Diderot, il semble que son oeuvre vienne tout juste de paraître ? De l'incroyable histoire de sa rencontre posthume avec son public. En 1746, ses Pensées philosophiques (« Élargissez Dieu », y avait-il lancé) avaient été immédiatement condamnées ; trois ans plus tard, il est emprisonné pour sa Lettre sur les aveugles. Le jeune philosophe de 36 ans n'est libéré que grâce au soutien des puissants éditeurs de l'Encyclopédie qui viennent de l'engager, et sous la promesse de ne plus jamais publier d'ouvrages contre la religion. Ses écrits considérés aujourd'hui comme ses plus grands ne paraîtront donc qu'après sa mort.

Contre le « despotisme éclairé »

Lorsqu'il disparaît en 1784, outre les textes qui l'ont mené en prison, on ne lui attribue guère que deux drames bourgeois, Le Fils naturel et Le Père de famille...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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