Une bibliothèque qui penche à droite

Une bibliothèque qui penche à droite

La vente aux enchères d'une partie de la bibliothèque de François Mitterrand excite les meilleurs limiers de la presse. Leur verdict est formel : en matière de romans, l'ancien président n'avait pas toujours le goût de ses idées. À propos d'idées, ç'en est quand même une drôle que de vouloir à tout prix que la lecture soit une activité politique à part entière. Quand on présente une bibliothèque aux journalistes du Figaro, ceux-ci s'interrogent : penche-t-elle à gauche, à droite ? En l'occurrence, il n'y a aucun doute à avoir puisque Mitterrand lisait Chardonne, Barrès ou Montherlant !

Avec le pédigrée qu'on lui connaît, Mitterrand n'aurait dû fréquenter que Hugo, Zola ou Aragon. On n'ose deviner ce qu'ils auraient écrit s'il en avait pincé pour Proust ou Genet ! Qu'auraient-ils conclu si on leur avait rappelé que Blum, lui aussi, fut un barrésien patenté ou que Pompidou aimait à citer Éluard ? Sur sa photo officielle, en 1981, Mitterrand avait en m ...

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