Une antienne parabolique

Une antienne parabolique

Le regard d'un romancier sur celui qui, avec son répertoire d'allégories, défie toute interprétation.

les métamorphoses comme les procès adviennent le matin, au réveil, pour couper court à toute origine, à tout débat au sujet des causes premières - et, ce matin-là, le protagoniste regarde « du fond de son oreiller » une toute petite partie du monde, une voisine par exemple, la chevelure de la voisine. Un matin toujours, pour se montrer fidèle à cette tradition, le diable, ou pour mieux dire l'un des diables de l'enfer, frappe à la porte de Franz Kafka et se présente à lui sous l'aspect le plus ordinaire (mais l'ordinaire est ici toujours trouble) : un petit fonctionnaire couleur ardoise à la manière d'Akaki Akakiévitch du Manteau de Gogol : et ce diable venu des alentours se tient là pour faire la preuve de sa sollicitude. « À quoi sert donc la sollicitude tatillonne que tous les diables ont pour nous ? Il est trop évident que les diables sont bien obligés d'accorder plus d'importance que Dieu à la perte d'un cheveu humain, car le diable perd réellement le cheveu, ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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