Une « arme de déconstruction massive »

Une « arme de déconstruction massive »

Entretien avec l'autrice d'une synthèse sur le mouvement écoféministe, pour qui violences faites aux femmes et destruction de la planète sont liées.

Quarante ans après son invention aux États-Unis, l'écoféminisme reste difficile à cerner et peine à se faire une place dans le débat d'idées français. Dans Être écoféministe, la philosophe Jeanne Burgart Goutal fait l'histoire et l'analyse de ce mouvement.

Comment définir l'écoféminisme ?

Jeanne Burgart Goutal. - L'écoféminisme est un mouvement d'actions et d'idées, né au milieu des années 1970, à l'articulation du féminisme radical et de l'écologie politique. Le point commun, c'est la conviction que « l'oppression des femmes et la destruction de la planète ne sont pas deux phénomènes distincts, mais deux formes de la même violence », pour citer Mary Judith Ress. Les écoféministes cherchent donc à comprendre - et à lutter contre - ce qui « fonde les oppressions inséparables de race, de sexe, de classe, et la destruction écologique » (dixit l'écrivaine américaine Starhawk), ce qui les conduit, selon Greta Gaard, à « redéfinir l ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes