Un voyantsans oeillère

Un voyantsans oeillère

Apollinaire est l'un des auteurs français les plus visuels qui soient - dans les procédés et les formes de ses propres textes (à commencer par ses fameux calligrammes), mais aussi en tant que critique d'art.Son oeil de lynx repère, sans préjugé, les grands artistes en devenir, et l'écrivain se passionne pour le cinéma, dans lequel il voit un vecteur futur de l'art poétique.

I. LE CUBISME OU LA PEINTURE PURE

l'Oiseau du Bénin (Picasso), Tristouse Ballerinette (Marie Laurencin)... Guillaume Apollinaire était si proche de certains peintres de sa génération qu'il leur dégotait de fameux surnoms, les mettant en scène dans Le Poète assassiné (1916) dans un triangle amoureux, aux côtés d'un personnage qui n'est autre que la représentation de lui-même en poète maudit, un dénommé Croniamantal. Au-delà de cette anecdote, Guillaume Apollinaire entretenait de forts liens amicaux avec les peintres, et en particulier avec les cubistes, ces « peintres nouveaux » au rang desquels il compte Pablo Picasso, Georges Braque, Jean Metzinger, Albert Gleizes ou encore Marie Laurencin... Dans son livre Les Peintres cubistes (1913), Apollinaire-critique d'art consacre à chacun d'entre eux une fine analyse ponctuée d'éléments biographiques, après avoir établi une définition et une exploration du paysage cubiste. Il y a toutefois un absent dans c ...

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon