Un tropisme animalier

Un tropisme animalier

Dans ses lettres, articles ou romans, l'auteur des Mémoires d'Hadrien a représenté un univers où les bêtes sont des acteurs omniprésents. Elle témoigne d'une attention permanente aux « signes de la diversité de la vie » et d'un engagement pour la cause animale.

Dans Quoi ? L'Éternité, Marguerite Yourcenar évoque la mort du basset allemand qui l'a accompagnée durant ses premières années. Tout un paragraphe des « Miettes de l'enfance » est ainsi consacré à cette disparition et aux sentiments de la petite fille. Il se clôt par la transcription d'une lettre que celle-ci avait envoyée à sa tante : « Ma chère tante, j'écris pour te dire que je suis bien triste, parce que mon pauvre Trier est mort. » Et l'écrivain de souligner : « C'est en somme ma première composition littéraire, j'aurais aussi bien pu m'en tenir là. » On le sait, Marguerite Yourcenar ne s'arrêta pas à ce message, loin s'en faut.

Néanmoins, la présence de l'animal, quasi fondatrice de l'écriture d'après ce souvenir, ne s'est jamais démentie dans l'oeuvre : les deux gros volumes de La Pléiade, forts de trois mille pages, peuplés par un bestiaire large et varié dont on aurait peine à faire la recension exhaustive. Rien qu'à l'échelle d'un roman, par exemple les

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Entretien

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