Un train en correspondances

Un train en correspondances

Dans un train qui roule entre Genève et Lausanne, entre un mari, Jesus, se mourant d'un cancer à l'hôpital, et un fils indifférent qu'elle s'en va visiter, Margarita, la narratrice de cet envoûtant roman, revit son passé. Le trajet est court, quarante-cinq minutes, mais les souvenirs de sa vie défilent tandis qu'elle observe ses compagnons de voyage : un haltérophile à la figure porcine et sa petite amie ébouriffée ; un Maghrébin porteur d'un sac suspect dont elle se demande s'il n'est pas un djihadiste candidat au suicide ; une femme surtout, qui ressemble à Suzanne, son ancienne amie, hiératique personne et violoniste talentueuse, aujourd'hui morte, qui fut pendant sept ans, trois décennies auparavant, la maîtresse de son mari. Elle-même revoit son propre parcours sans éclat de femme sans éclat : son enfance auprès de parents espagnols fuyant le franquisme, réfugiés en France dans les années 1940, son père tendrement aimé, sa mère distante et désenchantée ; son mariage avec ce Jes ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon