Un thérapeute destructeur

Un thérapeute destructeur

Sarah Chiche

Le thérapeute dont Sarah Chiche fait le portrait dans L’Emprise ne doit pas grand-chose à Freud. Certes, il pratique la cure par la parole, mais en appelant parfois sa patiente à quatre heures du matin pour poursuivre la séance. Le divan ? Il la fait s’y allonger nue. Quant à ses honoraires, ils peuvent être de mille euros l’heure. Paumée et très seule, la jeune femme tombée sur ce dingue aux airs de gourou, qui lui a été recommandé par sa mère, va vivre évidemment une descente aux enfers. Sarah Chiche excelle à montrer comment un être vulnérable peut se laisser prendre au piège de la perversité, même la plus criante. Son roman se présente comme le compte rendu quasi clinique des séances et des jours au cours desquels la narratrice va s’enferrer et sombrer, avant de parvenir à se sauver in extremis. D’une grande finesse, il est émaillé de phrases que l’on a envie de souligner. « Chaque jour nous oublions pour continuer à vivre : l’instant est perdu dès qu’il passe, e ...

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Entretien

Laurent de Sutter © Hannah Assouline/ éd. de l'Observatoire

Laurent de Sutter
« Une indignation efficace reconfigure nos manières de penser »

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 La langue confisquée, Frédéric Joly, éd. Premier Parallèle

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OCTOBRE :

 Microclimat judiciaire : entretien avec Judtih Rochfeld

► De Big Brother à Big Other : inédit du dossier Orwell-Huxley

► « Le génie français, c’est la liberté ! » : version longue de l'entretien avec Laurent Joffrin

SEPTEMBRE :

► L'identité et ses (im)postures : critique du Nom secret des choses de Blandine Rinkel

 Souvenirs de la maison close : critique de La Maison d'Emma Becker

 Le feu au lac : version longue de l'entretien avec Kevin Lambert

 

© Louison pour le NML

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