Un thérapeute destructeur

Un thérapeute destructeur

Sarah Chiche

Le thérapeute dont Sarah Chiche fait le portrait dans L’Emprise ne doit pas grand-chose à Freud. Certes, il pratique la cure par la parole, mais en appelant parfois sa patiente à quatre heures du matin pour poursuivre la séance. Le divan ? Il la fait s’y allonger nue. Quant à ses honoraires, ils peuvent être de mille euros l’heure. Paumée et très seule, la jeune femme tombée sur ce dingue aux airs de gourou, qui lui a été recommandé par sa mère, va vivre évidemment une descente aux enfers. Sarah Chiche excelle à montrer comment un être vulnérable peut se laisser prendre au piège de la perversité, même la plus criante. Son roman se présente comme le compte rendu quasi clinique des séances et des jours au cours desquels la narratrice va s’enferrer et sombrer, avant de parvenir à se sauver in extremis. D’une grande finesse, il est émaillé de phrases que l’on a envie de souligner. « Chaque jour nous oublions pour continuer à vivre : l’instant est perdu dès qu’il passe, e ...

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Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

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