Un texte inédit de Pasolini (1940) : Le Jeune du printemps

Un texte inédit de Pasolini (1940) : Le Jeune du printemps

« Quand je fus à Bologne, je m'inscrivis dans un ciné-club et je vis quelques classiques : tout René Clair, les premiers Renoir, quelques Chaplin, et ainsi de suite. Ce fut alors que naquit mon amour pour le cinéma. Je me souviens avoir participé à un concours ouvert par le GUF local avec quelque chose de follement dannunzien, complètement barbare et sensuel (1). » C'est ainsi que Pasolini évoque son premier texte de cinéma, Le Jeune du printemps, scénario en forme de poème bucolique, sans doute écrit en 1940. Le texte, qui prend sa source au-delà du décadentisme crépusculaire du poète Gabriele D'Annunzio, chez Homère et Virgile aussi bien que dans l'archéologie grecque, est un poème très visuel, une succession de « visions », qui contient déjà le cinéma à venir de Pasolini : un montage qui refuse le plan-séquence et découpe le réel pour en faire jaillir la sacralité (charnelle, corporelle), et une réalité inventée - au sens d'abord étymologique de la mise ...

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