Un siècle héraclitéen

Un siècle héraclitéen

La guerre s'est imposée au xxe siècle comme l'horizon fatal de la pensée. Tous ceux qui pensent la politique s'accordent sur ce constat : la guerre est la forme moderne de la tragédie.

S'il est vrai que, selon Héraclite, le combat est le père de toute chose, le xxe siècle a été fondamentalement héraclitéen car la guerre s'est imposée comme horizon fatal de la pensée. La lutte à mort, la mobilisation totale deviennent la forme courante - certains la voudraient l'unique - de la vie de l'Etat et à laquelle tous doivent se soumettre. La guerre est le but. C'est pourquoi tous ceux qui pensent la politique sont d'accord avec Napoléon sur ce constat : elle est la forme moderne de la tragédie. Mais là où s'opère le clivage c'est sur les conséquences qu'il faut tirer de ce constat.

Tout commence avec la Grande Guerre, ou plus précisément avec l'explosion de violence incontrôlable - en tous les cas non prévue et à peine contrôlée par les autorités militaires et politiques - provoquée par l'alliance entre les progrès de la technologie militaire engendrée par la révolution industrielle et la quantité des masses humaines engagées dans la bataille. Jusqu'alors la guerre ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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