Un Seigneur rapidement adoubé

Un Seigneur rapidement adoubé

Lorsque l'auteur publie enfin, en 1954, Le Seigneur des anneaux , il craint de le voir ignoré. À sa grande surprise, la critique est globalement élogieuse, et la contre-culture en fait un livre culte.

« J' ai très peur de la parution car je ne pourrai pas ignorer ce qu'on dira. J'ai exposé mon coeur pour qu'on le fusille », confie Tolkien à son ami, le père Robert Murray, en 1954, alors que le premier volume du Seigneur des anneaux est sur le point de paraître. Pourtant, Tolkien a déjà connu les affres de la publication, lorsque parut Le Hobbit, en 1937. L'ouvrage avait été fort bien accueilli par les critiques britanniques - parmi lesquels, il est vrai, se trouvait C. S. Lewis, grand ami de l'auteur - et américains : le New York Herald Tribune lui avait ainsi décerné son prix du livre pour enfants. Et les ventes s'étaient révélées assez bonnes pour que ses éditeurs demandent à Tolkien une suite. Comment expliquer les frayeurs de l'auteur ?

Peut-être faut-il chercher leurs origines dans les doutes qui émaillèrent les douze années de rédaction du Seigneur des anneaux : « J'ai malgré tout plutôt des appréhensions. Je dois vous prévenir que ...

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