Un sac d'anneaux

Un sac d'anneaux

La chronologie des parutions a entretenu des malentendus sur la genèse et l'architecture générale de l'oeuvre de Tolkien, notamment sur l'aspect « central » du Seigneur des anneaux .

Comme tout semble évident, vu depuis les rayons d'une librairie, ou à l'horizon des pages de garde ! En 1937, les éditions Allen %26amp; Unwin publient Le Hobbit, ou l'aventure de Bilbo Bessac embauché pour cambrioler un dragon ombrageux. Tolkien se serait attelé à lui donner une suite, Le Seigneur des anneaux - paru en 1954 -, si vaste et réussie qu'elle aurait éclipsé l'oeuvre originelle. L'ensemble aurait accouché du Silmarillion, racontant la fondation et les premiers âges d'Arda, le monde dans lequel se déroulent les livres précédents. Un ouvrage qu'il aurait laissé inachevé à sa mort, et que son fils, Christopher Tolkien, se serait appliqué à éditer en 1977... Or cette chronologie, qui se déduit des dates de parution et des rapports les plus évidents entre les intrigues, est totalement fausse et donne du projet littéraire de Tolkien une idée tronquée. Arda et son principal continent, la Terre du Milieu, ne sont pas nés avec Le Hobbit, de mêm ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon