Un roman très décevant ''

Un roman très décevant ''

On pourrait d'abord reprocher à Éric Reinhardt l'intense égocentrisme dont il fait preuve, sous le masque de trois personnages ou tout à fait ouvertement - puisqu'il mêle fiction et autobiographie -, dans son dernier et très décevant roman, Cendrillon . Mais il faudrait alors condamner tous les écrivains qui se sont placés eux-mêmes au coeur de leur oeuvre, ce qui relèverait de l'absurdité. Néanmoins, il ne suffit pas à un auteur de contempler son nombril et ses périphéries plus ou moins lointaines sexe, cerveau, famille pour écrire un bon livre : certains narcissismes sont plus captivants que d'autres.

Très benoîtement, on commencera donc par poser qu'un roman digne d'intérêt se définit d'abord par la qualité de son écriture. Or, dans l'ensemble, Cendrillon ne brille guère de ce côté-là. D'abord parce qu'il fourmille de tournures redondantes qu'on peine, avec la meilleure volonté du monde, à lire comme des effets de style ; des phrases ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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