UN REVOLVER AU PIED DE LA CROIX

UN REVOLVER AU PIED DE LA CROIX

Le philosophe et sa femme Raïssa furent, dans leur maison ouverte, les sauveteurs des consciences inquiètes de la littérature catholique.

La Vérité ou la mort ! » Si un jeune homme et une jeune fille de 18 ans vous jettent cela à la figure, il y a des chances que vous les jugiez un peu poseurs. S'ils le disent sans public, parce qu'ils sont habités par « le scepticisme logiquement entraîné par toutes les philosophies modernes » et qu'ils voient dans le suicide la seule issue, il est probable qu'il faille les prendre plus au sérieux. Comme Huysmans selon Barbey, les Maritain ont choisi un jour entre la bouche d'un revolver et les pieds de la Croix. De ce jour ils n'ont jamais quitté le voisinage du Crucifié. Littéralement sauvés de la mort par la lecture de Bloy, qui leur révéla mieux que Pascal « la réalité du christianisme » et qui deviendra leur parrain attendri en 1906, Jacques et Raïssa ont tenté d'être à leur tour des sauveteurs en eaux troubles, au coeur de toutes les luttes historiques, politiques et artistiques de leur temps.

Il y eut l'oeuvre philosophique de Jacques, qui démontra que Thomas d'Aquin v ...

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