Un port pour écrire

Un port pour écrire

La ville de Saint-Nazaire abrite la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs, la MEET, qui fête ses 20 ans.

Se reconstruire est parfois aussi difficile pour une ville que pour un individu. Saint-Nazaire fut la dernière ville d'Europe libérée en 1945. Rasée à 90 % par les bombardements, elle fut rebâtie dos à la mer. Du mur de l'Atlantique, comme un énorme squelette de dinosaure, subsiste la base édifiée par les Allemands pour leurs sous-marins. Les deux blockhaus qui se font face de chaque côté de l'estuaire sont la mémoire de la ville disparue, et le regard butte sur eux avant de se perdre dans l'infini de l'océan. Grâce à l'architecte espagnol Morales, ils s'ouvrent aujourd'hui sur l'eau et la lumière et abritent cafés et lieux de culture et de divertissement. Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont retrouvé leur activité, un pont aérien enjambe les deux rives de l'estuaire. L'acier, le béton, l'eau ; le passé, le présent ; l'ici et l'ailleurs.

On ne pouvait imaginer meilleur site pour la Maison des écrivains étrangers et des traducteurs de Saint-Nazaire. Installée dans le « Bu ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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