Un pionnier uruguayen

Un pionnier uruguayen

Deux nouvelles inédites en France du précurseur du réalisme magique en Amérique latine.

Aux lecteurs des Contes d'amour, de folie et de mort, le nom d'Horacio Quiroga (1878-1937) évoque les premières heures du réalisme magique et le charme vénéneux de la forêt tropicale. Les deux histoires qu'exhument les éditions Quidam révèlent une inspiration plus urbaine et intime : nul exotisme ni fantastique ni serpent doué de parole mais les conventions bourgeoises, la « corruption civilisatrice » de Buenos Aires et la bête sauvage, tapie dans l'oeil des hommes.

Dans le premier récit, l'Uruguayen évoque l'influence néfaste et contagieuse qu'exerça sur lui un individu atteint de délire de persécution. Dans le second, il emprunte le masque de Luis Rohán, trentenaire séducteur, pour conter sa passion dévorante pour la jeune Ana Maria Cirés, épousée alors qu'elle n'avait que 15 ans. Hétéroclites et cependant symétriques, ces deux nouvelles explorent deux expériences limites de la folie. Folie extralucide où la perspicacité du sujet dédouane celui qui en est atteint ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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