Un patron de presse obstiné

Un patron de presse obstiné

« J'ai rêvé toute ma vie d'avoir un journal bien à moi » : entre 1848 et 1869, l'écrivain aura lancé dix périodiques, aux longévités diverses.

Aux yeux de ses contemporains, Dumas incarnait jusqu'à la caricature l'homme de la « littérature industrielle », selon l'expression de Sainte-Beuve. Ses romans, réalisés sur plan avec l'aide de collaborateurs, diffusés massivement auprès d'un large public, sont les produits d'un nouveau régime économique de la littérature. Cette image de la « Maison Alexandre Dumas et Cie » selon les termes d'Eugène de Mirecourt, souvent dénoncée au xixe siècle, Dumas l'assumait pleinement, comme il riait des nombreuses caricatures que lui valaient une personnalité expansive et un physique spectaculaire. Entrepreneur et « ouvrier de la pensée 1 », comme il aimait à se définir lui-même, il l'a été, dans tous les secteurs où pouvait à son époque s'exercer le talent. Dès la bataille romantique des années 1830, il rêvait avec Hugo d'ouvrir une salle de théâtre, faite pour le public nouveau qu'appelait le drame romantique : il eut, brièvement, en 1847, avec le Théâtre-Historique, la salle des spectacles- ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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