UN NOUVELLISTE MÉCONNU

UN NOUVELLISTE MÉCONNU

La nouvelle édition de la Pléiade permet de redécouvrir Stendhal, auteur de nouvelles. Elles se partagent en deux versants : l'un se rapproche des oeuvres de son ami Mérimée, l'autre prend racine dans la Renaissance italienne.

Faites un test. Prenez un quelconque quidam dans la rue, demandez-lui de vous désigner le meilleur auteur de nouvelles de la première moitié du xixe siècle. Pour peu qu'il ait des lettres, il y a gros à parier qu'il vous réponde Mérimée, La Vénus d'Ille ; à moins que ce ne soit Nodier, Vigny, Balzac, Janin, Musset, Gautier, bref, tout le saint-frusquin - tous, à l'exception du seul Stendhal. Et il aura tout faux, votre micro-panel. L'auteur de la nouvelle « la plus étonnante, la plus miraculeuse, la plus singulière, la plus imprévue, la plus grande, la plus digne d'envie », non seulement de la première moitié du xixe mais de tout le siècle, que dis-je du siècle : de tous les siècles et de toutes les littératures c'est un fanatique qui parle, cet auteur-là est bel et bien notre Stendhal et cette nouvelle fabuleuse, c'est La Chartreuse de Parme.

Vous me direz que La Chartreuse avec ses cinq cents et quelques pages est un roman, et même le plus romanesque des romans, et que l'an ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard