Un monumentaux morts

Un monumentaux morts

chacun en a fait la triste expérience : il y a une grande différence entre un corps mort, encore tout auréolé de la présence de la personne, investi d'un grand nombre de ses relations affectives, familiales, sociales, professionnelles, etc., et un cadavre, entendu comme simple résidu de chair, pas même humain. À en croire les paléontologues, le soin que l'on accorde aux morts trace ni plus ni moins la frontière entre l'homme et l'animal - en vertu d'une véritable révolution spirituelle par laquelle l'Homo sapiens, vers 10 000 av. J.-C., aurait en quelque sorte inventé le comportement symbolique. Mais pourquoi donc tant de soins - et d'où vient, au plus intime de nous-mêmes, notre profond respect pour les morts ? D'où vient cette mystérieuse valeur que nous leur attribuons ?

Tournant le dos à toutes les facilités, Thomas Laqueur, professeur d'histoire à Berkeley - l'homme qui a pris le sexe à bras-le-corps dans une étude qui figure aujourd'hui comme un class ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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