Un lecteur éclectique

Un lecteur éclectique

Tolkien a découvert le plaisir littéraire à la lecture d'Homère (1). Il se destinait d'ailleurs à des études de lettres classiques. Mais, dès 1909, la découverte de la langue gotique dans une grammaire dont les textes courants étaient les Évangiles (A Primer of the Gothic Language, J. Wright, 1892) le charmait autant qu'Homère traduit par George Chapman (1616). La lecture des légendes finnoises du Kalevala d'Elias Lönnrot (dans la traduction de W. F. Kirby qu'il lit à sa sortie en 1911) a réorienté son cursus. Remarquons que la lecture des premiers l'orienta vers l'invention de nouveaux mots gotiques, et celle du Kalevala vers l'écriture d'un conte, celui de Kullervo/Túrin (2). D'un point de vue professionnel, il est vrai que Tolkien était spécialiste de philologie et que sa période de prédilection s'arrêtait à Chaucer (1343-1400). Il ne faudrait pourtant pas en conclure qu'il n'a rien lu de postérieur. Shakespeare (1564-1616), à commencer par lui, ne lu ...

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