Un hobbit attendu

Un hobbit attendu

L'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire produit une étrange rencontre que Deleuze aurait appelée « une double capture ». Si le lectorat du Seigneur des anneaux a sans conteste augmenté depuis la sortie du premier film, le danger est grand, vu le succès et la commercialisation des films, que la capture ne se produise que dans un sens, et que l'oeuvre créée par Tolkien se retrouve ainsi, même pour ses lecteurs, comme figée dans une « capture d'écran ».

L'étude des rapports stylistiques entre Tolkien et Jackson permet de prendre la mesure des risques de ce figement, et des parades possibles. Certes, il n'y a pas un « style Jackson » comme il y a un « style Tolkien ». Isabelle Pantin (1) a ainsi distingué la poétique organique de l'oeuvre littéraire contrastant avec l'ingéniosité technique de son adaptation. S'il faut relativiser cette opposition, elle met néanmoins l'accent sur l'essentiel : l'oeuvre littéraire est la création d'un seul homme ; le film es ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon