Un habit de lumière

Un habit de lumière

Une loge minuscule, des wc dans la cour, de l'eau sur le palier, Rose-Alba Almevida est gardienne d'immeuble dans le cinquième arrondissement à Paris : « j'ai l'air de regarder dehors mais en réalité, dit-elle, je pense à moi tout le temps ». A travers son fils, Miguel, elle rêve de gloire, de renommée. Au début du livre, alors qu'il n'a que six ans, sa mère l'imagine toréro. Et ce sera en effet, sans même qu'il le sache, sa destinée. L'arène ? La scène d'un cabaret. L'habit de lumière ? Les paillettes du spectacle, fanfreluches et maquillage. Le taureau ? « Grand de taille, petit de coeur, noir de peau ». Il a le crâne rasé et son nom d'emprunt est Jean-Ephrem de la Tour, il vient de l'Assistance publique. La première fois qu'il le voit, Miguel a quinze ans. Il est figé de peur, comme hypnotisé. Jean-Ephrem de la Tour danse au cabaret « Paradis perdu ». Il l'entraîne dans le monde de la nuit, là où brille la moindre paillette. Entre coulisses et plateau, Miguel écoute la musique qu ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon