Un génie de l'import-export

Un génie de l'import-export

Même si elle circule essentiellement sous le manteau, l'oeuvre de Diderot traverse tôt les frontières. Polyglotte, l'auteur lui-même voyage et s'ouvre à de multiples influences.

Traduire et disséminer : généreux et passionné, passé maître de l'import-export intellectuel, Diderot n'en reste pas moins un esprit qui déboussole ses contemporains comme ses lecteurs modernes. Il aime les langues, lit l'anglais, le latin, le grec, sans doute aussi l'italien. Le moment venu, il se met au russe. Et il revendique sa liberté d'expression - brimée dans sa vie publique - par un roman grivois, Les Bijoux indiscrets (1748), où, avec un comique corrosif, elle inspire à un vagin monologueur un récit picaresque et obscène en différentes langues, lointaine parodie de la Pentecôte.

L'Angleterre

Traduire de l'anglais est pour l'écrivain débutant un gagne-pain Mais cette besogne n'a rien d'innocent : jusqu'à sa mort, Diderot restera fidèle aux choix intellectuels qu'elle implique. Avant la médecine, avec sa traduction du Dictionnaire de James (1747-1748), il s'intéresse à l'éthique, en transposant l'Essai sur le mérite et la ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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