Un fauve dévore le Renaudot

Un fauve dévore le Renaudot

La condition essentielle pour obtenir le prix Renaudot du roman est donc de ne pas être sélectionné pour le prix Renaudot du roman. En effet, pour la deuxième année de suite, les facétieux jurés ont choisi de couronner un livre absent de leur sélection initiale. Ce sont les finalistes qui ont dû être contents ! En plus, le livre en question, intitulé La Panthère des neiges, n'est pas un roman : c'est un Sylvain Tesson. Il relève d'un genre propre à l'auteur, qui consiste à voyager très loin pour écrire sur soi-même et le monde comme il va, enfin comme on le voit. Ce cocktail d'exotisme, d'égotisme et d'antimodernisme péremptoire plaît au grand nombre : les chiffres de ventes des Tesson donnent le vertige. Pour ma part, sa prose m'a toujours rappelé une jolie nouvelle du satiriste britannique P. G. Wodehouse, où un explorateur raconte ses aventures dans la jungle Bara-Bara, à la poursuite de l'oiseau Buru-Buru, au son des tam-tam des féroces Biri-Biris (ou quelque chose d'ap ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon