Algérie : un fantôme au sommet de l'État

Algérie : un fantôme au sommet de l'État

La clique de gérontocrates qui soutient Bouteflika ne semble pas prête à céder le pouvoir et enchaîne les manoeuvres dilatoires.

Presque un an avant l'AVC qui le clouera sur un fauteuil, Abdelaziz Bouteflika surprend tout le monde un 8 mai 2012. Dans l'un de ses tout derniers discours, à Sétif, il lance : « Cinquante ans après [l'indépendance], le rôle de la famille révolutionnaire dans la gestion des affaires du pays est terminé ». Et il ajoute une expression devenue culte : « Djili tab dj'nanou, tab dj'nanou, tab dj'nanou ! »

« Djili » veut dire « ma génération ». « Tab dj'nanou » peut être traduit littéralement par « mon jardin est mûr », une expression pour dire « nous sommes trop vieux ». Certains ont failli le croire sur parole. Nous sommes donc deux ans avant un quatrième mandat pour lequel Bouteflika ne pourra même pas faire campagne, affaibli par son AVC d'avril 2013. Les Algériens voient ainsi un fantôme perpétuer son règne au sommet de l'État. Ceux qui rappellent aux partisans de Bouteflika sa phrase de 2012 comprennent vite qu'ils se fatiguent pour rien. Malgré la maladie, l'aphasie, l'âge ...

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