Un exilé encombrant

Un exilé encombrant

En 1974, Soljenitsyne a mis mal à l'aise la gauche française, qui travaillait à son programme commun.

c'est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. À l'époque, il y avait un empire qui s'appelait l'URSS et qui, paraît-il, recherchait « la détente » dans les relations entre l'Est et l'Ouest. En France, il y avait un parti nommé PC, dominant à gauche, qui plaidait pour « l'union » avec des socialistes qui, eux, voulaient « changer la vie ». Jeux d'équilibre, jeux de rôle, jeux de dupe. C'est dans ce contexte qu'en 1974, un jour de la mi-février, un homme débarque à Francfort. La veille, il a été arrêté puis incarcéré à Moscou, à la prison de Lefortovo où les autorités soviétiques lui ont signifié sa déchéance de nationalité puis son expulsion vers un pays qu'on appelait la RFA.

Alexandre Soljenitsyne a 55 ans. Son oeuvre littéraire est déjà immense. Elle lui a valu un Nobel qu'il n'a pas pu aller recevoir à Stockholm. Romancier, il était dissident. Exilé, le voilà témoin privilégié d'une des plus grandes tragédies du XXe siècle. Le Goulag, grâce lui, ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.