Un conte coupé-cousu

Un conte coupé-cousu

Ceux qui hésiteraient devant la notion de romancier conceptuel sont vivement invités à lire l'Américain Mark Z. Danielewski, parangon de l'espèce.

En 2000, il publiait La Maison des feuilles, qui pourrait se décrire comme un compte rendu d'exploration fantastique : un photographe achète une maison et découvre, derrière une porte qui devrait donner sur le jardin, un labyrinthe infini qui ne cesse de se reconfigurer. Le livre témoignait de ce métamorphisme en usant de multiples artifices visuels (calligrammes, textes se déroulant en parallèle, inscrits en miroir) et par l'insertion de codes que les passionnés se sont épuisés à éclaircir. On pouvait alors parler d'« avant-garde » sans craindre de donner dans ce que Julien Gracq appelait la « critique de gaillard d'avant » - où l'on crie nouveauté comme les vigies d'antan criaient « terre ».

Après s'être fourvoyé dans le très hermétique O Révolutions, Mark Z. Danielewski revient avec L'Épée des cinquante ans, texte témoignant toujours de sa fantaisie graphique, mais parfaitement intelligible. Il s'agit même d'un conte pour enfants, avec cinq orphe ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon