Un comte russe dans sa bulle

Un comte russe dans sa bulle

Condamné en 1922 à la réclusion dans un palace moscovite, un aristocrate goûte à sa cage dorée.

« Monsieur le comte, vous ne semblez pas mesurer la gravité de votre situation. » Condamné par un tribunal bolchevique - nous sommes en 1922 - à passer le restant de ses jours en résidence surveillée entre les murs du somptueux hôtel Metropol de Moscou, Alexandre Illitch Rostov s'accommode fort bien de son sort. On le comprend : alcôves feutrées, salons solennels, vases chinois et services en argent, le comte lit Montaigne, déguste du château Baudelaire au Piazza et trouve le saltimbocca du Boyarski « inspiré ». D'emblée, le réalisme historique (hors les murs, l'URSS de Staline reste un monstre lointain) s'efface devant les afféteries d'une fantaisie aristocratique à la Gran ...

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